Le bas-relief sur plaque métallique porte un double décor sur le recto et le verso. Sur la face, il représente deux personnages ; le plus grand porte une coiffe ornée de figures animales, un tour de cou avec une tête d’animal, il a un nez large, de grands yeux en amande, des lèvres ourlées et les mains jointes. Le second personnage est plus petit, les mains jointes, et coiffé d’un diadème à motifs circulaires.

Au revers, se trouve une représentation symbolique du soleil avec un visage au centre entouré de rayons. Une tête animale (félin ?) est placée en dessous. Cette figure est la représentation du « Dieu aux bâtons », divinité caractéristique de la culture pré-inca Tiahuanaco qui s’est développée dans la moitié sud des Andes centrales entre le Ve et le XIe siècle. Le site archéologique éponyme de Tiahuanaco est situé à 15 kilomètres au sud-est du lac Titicaca, à plus de 4000 mètres d’altitude et à 70 kms de La Paz en Bolivie, il est inscrit au Patrimoine de l’Unesco depuis l’an 2000. Le « Dieu aux bâtons » figure sur le linteau de la Porte du Soleil un des édifices à vocation cérémonielle. 

Caractérisé par sa coiffure rayonnante et les bâtons qu’il tient dans les mains, ce personnage est souvent accompagné de figures secondaires : des personnages ailés à tête humaine ou de rapace, représentés agenouillés, et des sacrificateurs. Il s’agit peut-être d’une divinité liée à l’agriculture. Ce bas-relief serait une production locale destinée à la vente pour les touristes venus visiter le site archéologique de Tiahuanaco.

The bas-relief on metal plate has a double decoration on the front and back. On the front, it represents two figures ; the larger one wears a headdress decorated with animal figures, a neckband with an animal head, he has a large nose, large almond-shaped eyes, hemmed lips and joined hands. The second figure is smaller, hands joined, and wearing a tiara with circular motifs.

On the reverse, there is a symbolic representation of the sun with a face in the center surrounded by rays. An animal head (feline ?) is placed below. This figure is the representation of the « God of the sticks », characteristic divinity of the pre-Inca Tiahuanaco culture that developed in the southern half of the central Andes between the fifth and eleventh centuries. The eponymous archaeological site of Tiahuanaco is located 15 kilometers in the southeast of the lake Titicaca, to more than 4000 meters of altitude and to 70 kms of La Paz in Bolivia, it is registered in the Patrimony of the Unesco since year 2000. The « God with sticks » appears on the lintel of the Door of the Sun one of the buildings with ceremonial vocation.

Characterized by his radiating headdress and the sticks he holds in his hands, this character is often accompanied by secondary figures : winged figures with human or raptor heads, represented kneeling, and sacrificers. It may be a deity linked to agriculture. This bas-relief would be a local production intended for the sale for the tourists who came to visit the archaeological site of Tiahuanaco.

Il bassorilievo su una piastra di metallo ha una doppia decorazione sul fronte e sul retro. Sul fronte, raffigura due figure ; la più grande indossa un copricapo decorato con figure di animali, un collare con una testa di animale, un grande naso, grandi occhi a mandorla, labbra orlate e mani unite. La seconda figura è più piccola, con le mani unite, e indossa un diadema con motivi circolari.

Sul rovescio, c’è una rappresentazione simbolica del sole con un volto al centro circondato da raggi. Una testa di animale (felino ?) è posta sotto. Questa figura è una rappresentazione del « Dio dei bastoni », una divinità caratteristica della cultura pre-Inca Tiahuanaco che si sviluppò nella metà meridionale delle Ande centrali tra il V e l’XI secolo. L’omonimo sito archeologico di Tiahuanaco si trova a 15 chilometri a sud-est del lago Titicaca, ad un’altitudine di più di 4.000 metri e a 70 km da La Paz in Bolivia, ed è patrimonio mondiale dell’Unesco dal 2000. Il « Dio con i bastoni » appare sull’architrave della Porta del Sole, uno degli edifici a vocazione cerimoniale.

Caratterizzata dal suo copricapo a raggiera e dai bastoni che tiene in mano, questa figura è spesso accompagnata da figure secondarie : figure alate con teste umane o rapaci, rappresentate in ginocchio, e sacerdoti. È forse una divinità legata all’agricoltura. Questo bassorilievo sarebbe una produzione locale destinata alla vendita ai turisti che visitano il sito archeologico di Tiahuanaco.

Amérique du Sud, Bolivie South America, Bolivia Sud America, Bolivia
Bas-relief Bas-relief Bassorilievo
Première moitié du XIXe s. First half of the 19th c. Prima metà del XIX secolo
Alliage métallique moulé Molded metal alloy Lega di metallo fuso
17 × 22 cm
961.3.381 Legs Fauverge de French

Statuette en terre cuite en creux, rouge lissée, représentant une figure féminine, coiffée d’ailerons, poitrine dénudée et portant dans sa main droite un petit personnage.

Les Aztèques (ou Mexicas), peuple amérindien établi à Mexico, ont constitué un vaste empire s’étendant en Mésoamérique entre 1200 et 1521 après J.-C. La mythologie aztèque était polythéiste, caractérisée par une multitude de dieux aux fonctions et aux tâches bien définies. Grâce à ses attributs spécifiques, chaque dieu pouvait ainsi aider les hommes dans leur vie quotidienne.

La statuette sert de rituel domestique ; elle représente la déesse Ciuhacoatl (« la femme serpent ») une des nombreuses déesses de la fertilité et de la maternité. La divinité porte assistance aux femmes lors de l’accouchement, car cet évènement provoque souvent le décès des femmes en couches. Elle est ainsi associée aux sages-femmes.

Statuette in terracotta, red smoothed, representing a female figure, wearing fins, bare chest and carrying in her right hand a small character.

The Aztecs (or Mexicas), an Amerindian people established in Mexico City, constituted a vast empire extending in Mesoamerica between 1200 and 1521 AD. Aztec mythology was polytheistic, characterized by a multitude of gods with well-defined functions and tasks. Thanks to its specific attributes, each god could help men in their daily life.

The statuette serves as a domestic ritual ; it represents the goddess Ciuhacoatl (« the snake woman »), one of the many goddesses of fertility and maternity. The deity assists women during childbirth, because this event often causes the death of women in childbirth. She is thus associated with midwives.

Una statuetta in terracotta cava, levigata di rosso, che rappresenta una figura femminile, con le pinne, a petto nudo e che porta nella mano destra una piccola figura.

Gli Aztechi (o Messicani), un popolo amerindio stanziato a Città del Messico, costituirono un vasto impero che si estendeva in Mesoamerica tra il 1200 e il 1521 d.C. La mitologia azteca era politeista, caratterizzata da una moltitudine di divinità con funzioni e compiti ben definiti. Grazie ai loro attributi specifici, ogni dio poteva aiutare gli uomini nella loro vita quotidiana.

La statuetta serve come rituale domestico ; rappresenta la dea Ciuhacoatl (« la donna serpente »), una delle tante dee della fertilità e della maternità. La divinità assiste le donne durante il parto, poiché questo evento causa spesso la morte delle donne durante il parto. È quindi associata alle ostetriche.

Amérique du Nord, Mexique North America, Mexico America del Nord, Messico
Statuette Statuette Statuetta
Terre cuite Terracotta Terracotta
19 × 40 cm
961.3.54 Legs Fauverge de French

Spatule taillée et sculptée en bois, en forme de pagaie, décor ajouré sur le manche et décor incisé sur la spatule.

Cet instrument culinaire sert à remuer les aliments pendant la cuisson ; il est fabriqué par les hommes et offert aux femmes en témoignage d’amour. Les Aluku sont un des six groupes des peuples africains dits « marrons » déportés en Amérique vivant en Guyane française et au Suriname. Le terme « marrons » désigne les esclaves africains qui ont fui les plantations hollandaises au 18e siècle, et ont trouvé refuge dans la forêt.

Spatula carved and sculpted in wood, in the shape of a paddle, openwork decoration on the handle and incised decoration on the spatula.

This culinary instrument is used to stir food during cooking ; it is made by men and given to women as a token of love. The Aluku are one of six groups of African peoples called « maroons » deported to America and living in French Guiana and Suriname. The term « maroons » refers to the African slaves who fled the Dutch plantations in the 18th century and found refuge in the forest.

Spatola intagliata e scolpita in legno, a forma di paletta, decorazione traforata sul manico e decorazione incisa sulla spatola.

Questo strumento culinario è usato per mescolare il cibo durante la cottura ; è fatto dagli uomini e offerto alle donne come segno d’amore. Gli Aluku sono uno dei sei gruppi di popoli africani conosciuti come « maroons » deportati in America e che vivono nella Guiana francese e nel Suriname. Il termine « maroon » si riferisce agli schiavi africani che fuggirono dalle piantagioni olandesi nel XVIII secolo e trovarono rifugio nella foresta.

Amérique du Sud, Guyane française South America, French Guiana Sud America, Guyana Francese
Spatule Spatula Spatola
Culture Aluku, XXe s. Aluku culture, 20th c. Cultura Aluku, 20° sec.
Bois Wood Legno
9 × 49 cm
997.9.125

Pagaie en bois, la palette de forme ronde porte un décor ciselé de motifs géométriques et de rosaces.

L’Amazonie et sa forêt abritent de nombreux peuples autochtones isolés les uns des autres et qui ont des cultures propres ; la plus importante est celle des Yanomami, établie au Brésil au nord de l’Amazonie. Certaines tribus sont nomades comme les Guarani ; la plupart vivent de la chasse, la pêche et la cueillette, et fabriquent des objets de la vie quotidienne à partir des ressources naturelles qu’elles récoltent ou cultivent.

Ce type de pagaie à la forme plate et ronde peut aussi servir de gouvernail ; c’est un instrument courant dans cette région où les hommes se déplacent sur le fleuve Amazone à l’aide de pirogues.

Pagaie en bois, la palette de forme ronde porte un décor ciselé de motifs géométriques et de rosaces.

Wooden paddle, the round paddle is decorated with geometric patterns and rosettes.

The Amazon and its forest are home to many indigenous peoples isolated from each other and The most important is the Yanomami, established in Brazil in the north of the Amazon. Some tribes are nomadic like the Guarani ; most live by hunting, fishing and gathering, and make everyday objects from the natural resources they harvest or cultivate.

This type of paddle, with its flat and round shape, can also be used as a rudder ; it is a common instrument in this region where people travel on the Amazon River using dugout canoes.

Paletta di legno, la paletta rotonda ha una decorazione cesellata di motivi geometrici e rosette.

L’Amazzonia e la sua foresta ospitano molti popoli indigeni isolati tra loro e con culture proprie ; il più importante è lo Yanomami, stabilito in Brasile nel nord dell’Amazzonia. Alcune tribù sono nomadi, come i Guarani ; la maggior parte vive di caccia, pesca e raccolta, e fabbricano oggetti di uso quotidiano con le risorse naturali che raccolgono o coltivano.

Questo tipo di pagaia, con la sua forma piatta e rotonda, può essere usata anche come timone ; è uno strumento comune in questa regione, dove la gente viaggia sul Rio delle Amazzoni usando canoe di piroga.

Amérique du Sud,
Haute – Amazonie
South America,
Upper Amazon
Sud America,
Alta Amazzonia
Pagaie Paddle Pagaia
XXe s. 20th c. secolo.
27 × 115 cm
997.9.248

Parure de forme semi-circulaire en tissu cousu de plumes polychromes, décor de triangles et figures géométriques.

M. Pascal Mongne, spécialiste des peuples et des arts amérindiens, signale que plusieurs capes de ce type se retrouvent principalement dans des collections de musées en Amérique du Nord mais aussi en Angleterre.

Cette cape-pèlerine proviendrait d’Amérique du Nord ; elle serait une production américaine réalisée dans des ateliers artisanaux indiens ou métis dans la région du Saint-Laurent et des Grands Lacs et destinée à la vente pour les voyageurs et touristes européens.

Semicircular ornament made of fabric sewn with polychrome feathers, decorated with triangles and geometric figures.

Mr. Pascal Mongne, a specialist in Amerindian art and peoples, points out that several capes of this type are found mainly in museum collections in North America, but also in England.

This cape-pilgrim would come from North America ; it would be an American production made in Indian or Métis workshops in the St. Lawrence and Great Lakes region and intended for sale to European travelers and tourists.

Ornamento semicircolare in tessuto cucito con piume policrome, decorato con triangoli e figure geometriche.

Pascal Mongne, specialista delle arti e dei popoli amerindiani, sottolinea che diversi mantelli di questo tipo si trovano principalmente nelle collezioni dei musei del Nord America e anche in Inghilterra.

Questo mantello-pilgrim sarebbe venuto dall’America del Nord ; sarebbe stata una produzione americana fatta in laboratori indiani o Métis nella regione del San Lorenzo e dei Grandi Laghi e destinata alla vendita a viaggiatori e turisti europei.

Amérique du Nord, région des Grands Lacs (?) North America, Great Lakes region (?) Nord America, regione dei Grandi Laghi (?)
Parure Adornment Ornamento
XIXe s. 19th c. sec.
Tissu, plumes Fabric, feathers Tessuto, piume
997.9.133

Le bas-relief sur plaque métallique porte un double décor sur le recto et le verso. Sur la face, il représente deux personnages ; le plus grand porte une coiffe ornée de figures animales, un tour de cou avec une tête d’animal, il a un nez large, de grands yeux en amande, des lèvres ourlées et les mains jointes. Le second personnage est plus petit, les mains jointes, et coiffé d’un diadème à motifs circulaires.

Au revers, se trouve une représentation symbolique du soleil avec un visage au centre entouré de rayons. Une tête animale (félin ?) est placée en dessous. Cette figure est la représentation du « Dieu aux bâtons », divinité caractéristique de la culture pré-inca Tiahuanaco qui s’est développée dans la moitié sud des Andes centrales entre le Ve et le XIe siècle. Le site archéologique éponyme de Tiahuanaco est situé à 15 kilomètres au sud-est du lac Titicaca, à plus de 4000 mètres d’altitude et à 70 kms de La Paz en Bolivie, il est inscrit au Patrimoine de l’Unesco depuis l’an 2000. Le « Dieu aux bâtons » figure sur le linteau de la Porte du Soleil un des édifices à vocation cérémonielle. 

Caractérisé par sa coiffure rayonnante et les bâtons qu’il tient dans les mains, ce personnage est souvent accompagné de figures secondaires : des personnages ailés à tête humaine ou de rapace, représentés agenouillés, et des sacrificateurs. Il s’agit peut-être d’une divinité liée à l’agriculture. Ce bas-relief serait une production locale destinée à la vente pour les touristes venus visiter le site archéologique de Tiahuanaco.

Statuette en terre cuite en creux, rouge lissée, représentant une figure féminine, coiffée d’ailerons, poitrine dénudée et portant dans sa main droite un petit personnage.

Les Aztèques (ou Mexicas), peuple amérindien établi à Mexico, ont constitué un vaste empire s’étendant en Mésoamérique entre 1200 et 1521 après J.-C. La mythologie aztèque était polythéiste, caractérisée par une multitude de dieux aux fonctions et aux tâches bien définies. Grâce à ses attributs spécifiques, chaque dieu pouvait ainsi aider les hommes dans leur vie quotidienne.

La statuette sert de rituel domestique ; elle représente la déesse Ciuhacoatl (« la femme serpent ») une des nombreuses déesses de la fertilité et de la maternité. La divinité porte assistance aux femmes lors de l’accouchement, car cet évènement provoque souvent le décès des femmes en couches. Elle est ainsi associée aux sages-femmes.

Spatule taillée et sculptée en bois, en forme de pagaie, décor ajouré sur le manche et décor incisé sur la spatule.

Cet instrument culinaire sert à remuer les aliments pendant la cuisson ; il est fabriqué par les hommes et offert aux femmes en témoignage d’amour. Les Aluku sont un des six groupes des peuples africains dits « marrons » déportés en Amérique vivant en Guyane française et au Suriname. Le terme « marrons » désigne les esclaves africains qui ont fui les plantations hollandaises au 18e siècle, et ont trouvé refuge dans la forêt.

Parure de forme semi-circulaire en tissu cousu de plumes polychromes, décor de triangles et figures géométriques.

M. Pascal Mongne, spécialiste des peuples et des arts amérindiens, signale que plusieurs capes de ce type se retrouvent principalement dans des collections de musées en Amérique du Nord mais aussi en Angleterre.

Cette cape-pèlerine proviendrait d’Amérique du Nord ; elle serait une production américaine réalisée dans des ateliers artisanaux indiens ou métis dans la région du Saint-Laurent et des Grands Lacs et destinée à la vente pour les voyageurs et touristes européens.

Alcôve Amériques Alcove Americas Alcova America